Photographier des paysages
1 février 2024

Si le spectacle de la nature est parfois tellement saisissant qu’il semble suffire à l’obtention d’une photo spectaculaire, réussir ses paysages et sortir de la photo « carte postale » demande un peu de préparation et de technique. Nous vous proposons d’en découvrir quelques recettes. 

 Photo de paysage

©pexels

Anticiper son sujet 

 

En paysage, tout est d’abord question d’anticipation. Car si la géographie est un point essentiel dans l’intérêt que représente un lieu, seul le choix d’un bon point de vue et d’une lumière valorisante permettra d’obtenir une photo intéressante. De nombreux outils permettent aujourd’hui de se préparer en amont pour s’assurer de se présenter au bon moment. Ainsi, en faisant des recherches sur Internet, on peut repérer les lieux mais aussi les alentours pour s’interroger sur le meilleur point de vue pour photographier un paysage. Ce qui évite, une fois sur place, de parcourir des kilomètres pour finalement se placer ailleurs.  

Grâce à ces vues et aux cartes accessibles en ligne, on peut également prévoir la bonne heure pour réaliser ses images. La lumière est un point essentiel et les heures dorées, au lever ou au coucher du soleil, sont souvent les meilleures. Elle est alors chaude et les ombres s’allongent ajoutant de la profondeur aux images. En fonction du point de vue, vous pourrez donc anticiper le meilleur moment pour vous retrouver à contre-jour et intégrer le soleil dans votre photo ou au contraire l’avoir dans votre dos et qu’il éclaire votre sujet.  

Consulter les prévisions météorologiques est également un point essentiel pour s’assurer de profiter d’un rayon de soleil ou d’un ciel orageux par exemple. 

 

La composition 

 

Si la règle des tiers est une base intéressante pour équilibrer une composition, elle ne saurait être une recette miracle et peut évidemment être enfreinte à loisir. Songez alors à l’intérêt de chaque partie de votre image : souhaitez-vous donner plus d’importance à un ciel chargé ou empli de nuages graphiques ou voulez-vous privilégier le sol, ses lignes accidentées, sa végétation ou les mouvements de l’eau. Une chose est sûre, il est important d’apporter avec le choix du point de vue et de la composition du dynamisme aux images.  

Pensez également qu’une photo à hauteur d’œil ne sera que la retranscription de ce que la plupart des gens voient de ces lieux quand en adoptant un point de vue frontal au ras du sol, en forte plongée ou en contre-plongée vous pourrez vous démarquer et apporter votre signature. 

 

Un peu de technique 

 

Reste alors le choix d’un matériel adapté et de réglages de prise de vue à même de retranscrire votre intention. C’est souvent une fois reproduits en grand format que les paysages prennent leur ampleur. Le choix d’un appareil équipé d’un capteur de haute définition (https://www.efet.fr/actualites/15092023-quelle-difference-entre-resolution-et-definition) est donc préférable. Généralement, on considère les courtes focales comme plus adaptées aux paysages parce qu’elles embrassent un angle de champ large (https://www.efet.fr/actualites/27012023-qu-est-ce-que-la-focale-equivalente-d-un-objectif). Mais tout est une question d’intention et de point de vue et les longues focales ont aussi parfaitement leur place dans cette discipline.  

Songez d’ailleurs que pour des photos de lever ou de coucher de soleil, elles sont préférables si vous ne voulez pas que l’astre ne soit qu’une petite tâche au loin… Si vous décidez que votre composition se prête à une vue panoramique (https://www.efet.fr/actualites/29112022-comment-reussir-une-photographie-en-panoramique), vous pourriez aussi anticiper ce point dès la prise de vue en réalisant une succession de photos que vous assemblerez en postproduction.  

Concernant les réglages de prise de vue, là aussi plusieurs solutions s’offrent à vous. Car si l’on considère souvent qu’il faut fermer le diaphragme pour maximiser la profondeur de champ, l’ouvrir au maximum pour focaliser le regard sur un point donné et produire un bokeh marqué sur le reste est une démarche créative qui peut faire la différence.  

Songez ensuite que si les paysages semblent généralement statiques, ils comportent de nombreux éléments en mouvement : les nuages qui se déplacent dans le ciel, l’eau qui coule d’une rivière ou fait des allers-retours en bord de mer ou la végétation qui est balayée par le vent. En choisissant un long temps de pose vous pourrez créer un flou de mouvement (https://www.efet.fr/actualites/19012023-comment-gerer-le-temps-de-pose-en-photo) sur votre image qui lui donnera plus de dynamisme.  

Pour y parvenir, il vous faudra peut-être utiliser des accessoires comme les filtres de densité neutre qui vont retenir une partie de la lumière et éviter les surexpositions. Les filtres gradués n’agiront que sur une partie de l’image quand les filtres polarisants pourront renforcer les densités du ciel et de la végétation et éradiquer les reflets sur l’eau. Comme vous avez toujours intérêt à utiliser une faible sensibilité pour profiter de la meilleure qualité d’image possible, vous avez intérêt à vous munir d’un trépied qui vous apportera une bonne stabilité garante d’une netteté suffisante avec de longs temps de pose. 

 

La réussite d’une photographie de paysage repose sur une observation attentive, une grande sensibilité et des connaissances techniques. Des enseignements que dispensent l’EFET Photographie pour faire de ses élèves des photographes avertis à même de s’adapter à différentes conditions de prises de vue. 

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