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Comment gérer le temps de pose en photo ?
17 janvier 2023

Outre son effet sur l’exposition, le temps de pose que certains nomment vitesse d’obturation  a une incidence capitale sur l’esthétique des photos. Voyons ensemble comment fonctionne ce réglage et quelle valeur choisir pour obtenir l’effet escompté.

visuel pose

 © Pexels

 

Les anglophones le nomment shutter speed, ce qui explique sans doute pourquoi au lieu de temps de pose, beaucoup parlent de vitesse d’obturation. Il s’agit pourtant bien d’une durée et plus précisément de celle pendant laquelle l’obturateur de l’appareil photo reste ouvert pour exposer le film ou le capteur.

 

Ainsi, le temps de pose s’inscrit, avec l’ouverture du diaphragme et la sensibilité ISO, comme l’un des trois paramètres permettant de faire varier la densité des photos. Ils sont ce que l’on nomme communément les paramètres du triangle d’exposition. S’ils fonctionnent comme des vases communicants, un diaphragme fermé pouvant, par exemple, être compensé par une sensibilité élevée ou un long temps de pose, tous ont également une incidence sur l’esthétique des images. Le réglage du temps de pose va jouer sur la netteté ou le flou du mouvement.

 

 

Évitez les flous de bougé

Si le sujet de la photo est immobile, on pourra utiliser un long temps de pose tout en conservant une bonne netteté de celui-ci. Mais attention alors à ce que ce ne soit pas le photographe qui bouge pendant l’exposition : il provoquerait un flou de bougé sur l’image. On avait pour habitude de dire qu’avec un objectif de 300 mm, il ne fallait pas poser plus longtemps qu’1/300s alors qu’avec un 50 mm, il était encore possible d’obtenir une photo nette à 1/50s.

Cette règle a perdu de son intérêt depuis que les objectifs et les appareils numériques sont équipés de systèmes de stabilisation qui compensent les légers tremblements du photographe. Il est donc maintenant possible d’utiliser des temps de pose qui dépassent la seconde à main levée sans flou de bougé ! Au-delà, l’appareil devra être maintenu par un trépied.

 

Le flou cinétique

Si le sujet que l’on photographie est en mouvement, la durée d’exposition devra être choisie en fonction de l’effet escompté. Pour que le sujet soit bien net, utilisez un temps de pose suffisamment court. La valeur exacte dépendra de ce que vous photographiez : une Formule 1 en pleine course pourra exiger un temps de pose d’1/4000s alors qu’un marcheur en balade sera net dès 1/250s. Pour retranscrire les mouvements du sujet en photographie, il peut être au contraire judicieux d’employer un long temps de pose.

 

Pensez par exemple à la traînée lumineuse des phares d’une voiture la nuit. L’effet est beaucoup plus spectaculaire que si un court temps de pose en avait figé la position. On nomme cet effet le flou cinétique ou le flou de mouvement. La valeur de temps de pose dépend là encore du sujet, de sa vitesse et de l’importance que vous voulez donner au mouvement. Les trop longs temps de pose pourraient tout simplement faire disparaître votre sujet !

 

Enfin, songez que vous pouvez également conserver une netteté suffisante sur votre sujet tout en donnant une impression de vitesse en utilisant la technique du filé. Elle consiste à appliquer un long temps de pose et à suivre les déplacements du sujet pendant l’exposition. Ce dernier conservant la même position sur le capteur, il sera donc net. Alors que les mouvements du photographe produiront un flou de l’arrière-plan. Là encore, la durée appropriée dépend du sujet et de votre capacité à le suivre pendant l’exposition.

Pour atteindre son but, il n’y a pas d’autres solutions que d’essayer et de recommencer.

 

À l’EFET Photographie, les étudiants apprennent toutes les techniques de prise de vue, du reportage au studio, qu’ils mettent en pratique lors de séances dédiées. L’école propose différents cursus, du Bachelor en trois ans aux cours du soir, sur son campus parisien.

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