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Qu’est-ce que le format Raw ?
3 janvier 2023

Proposé à l’enregistrement dans les appareils photo et les smartphones, le Raw correspond au format de fichier brut des capteurs. Il contient un grand nombre d’informations qui facilitent la postproduction en photo.

visuel raw

© Pexels

 

Plus que du format Raw, il faudrait parler des formats Raw. Car derrière ce terme générique sont regroupés de nombreux formats de fichier dont l’extension varie en fonction des marques. Ainsi, le format Raw des appareils Canon correspond à l’extension .cr2 ou .cr3 suivant les modèles. Celle de Nikon est le .nef, quand Sony exploite le .arw, Fujifilm le .raf, Panasonic le .rw2, OM System/Olympus le .orf, Pentax le .pef, etc. Le cas du .dng est un peu particulier puisqu’il s’agit d’un format Raw universel, le DNG pour Digital Negative, créé par l’éditeur américain Adobe pour faciliter les échanges et le traitement des images. Seulement quelques fabricants d’appareils photo comme Leica ou Pentax l’ont adopté dès la prise de vue, mais il est courant dans les smartphones.

 

Un format à interpréter

Pour bien comprendre ce que représente le format Raw, il convient de rappeler comment un capteur numérique enregistre les couleurs des images. N’étant capable de mesurer que des intensités lumineuses, chaque cellule photosensible du capteur se trouve surplombée d’un filtre coloré rouge, vert ou bleu. C’est après une opération nommée dématriçage que les informations complémentaires – rouge et verte pour la cellule coiffée d’un filtre bleu et réciproquement pour les autres -, sont calculées et permettent à chaque pixel de l’image d’être caractérisé par trois informations de couleur. Or le fichier Raw est créé avant cette opération de dématriçage. Pour chaque pixel, il ne contient donc qu’une information de couleur, ce qui en fait un format de fichier léger comparativement à un fichier dématricé comme le Tiff.

 

Une dynamique étendue

Parce qu’il contient toutes les informations reçues par le capteur au moment de la prise de vue et qu’il code chaque pixel sur 12 ou 14 bits suivant les appareils, le fichier Raw dispose d’une grande quantité de détails qui facilite le travail en postproduction. Son premier avantage réside dans sa grande dynamique qui permet en postproduction de retrouver des informations dans des zones surexposées et sous-exposées des images tout en conservant une bonne qualité globale. L’opération est intéressante si vous avez photographié une scène très contrastée ou si vous avez légèrement décalé votre exposition. Pour les mêmes raisons, le fichier Raw possède une grande marge de manœuvre en termes de saturations et de corrections couleurs. Ainsi, lorsqu’on photographie en raw, on peut également adapter son réglage de balance des blancs en postproduction sans perte de qualité.

 

Des logiciels dédiés

Le Raw n’a-t-il donc que des avantages ? Presque… Car pour interpréter un fichier Raw, il faut obligatoirement utiliser un logiciel dédié. Ce qui rajoute une étape chronophage au flux de travail. Tous les logiciels n’offrant pas la même qualité de traitement quel que soit le type de fichier Raw, il faut donc bien le choisir en fonction de son appareil. De plus, si le fichier Raw ne contient qu’une information couleur par pixel le rendant plus léger qu’un Tiff par exemple, son poids reste bien supérieur à celui d’une image compressée en Jpeg. Les fabricants ont beau développer des formats Raw compressés, la balance penche toujours du même côté. Cela explique pourquoi les photographes d’agence continuent de préférer le Jpeg pour envoyer rapidement des fichiers légers déjà interprétés à leurs rédactions.

 

 

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