Ghana, Agona Swedru, avril 2013 Vendeuse de fleurs en plastique. ©Denis Dailleux/VU'

Il n'aimait pas trop les études et les écoles le lui rendaient bien. Comme il se plaisait dans les jardins de sa ville en Anjou, Denis Dailleux a tout de même suivi une formation d'horticulture qui l'a mené à Paris, où il a travaillé chez un grand fleuriste. Une rencontre a déterminé sa passion pour l'Egypte et le goût de la photographier. Les expositions, les livres sont venus les uns après les autres pour conforter une notoriété : comme les écrivains Albert Cossery ou Alain Blottière, comme les photographes Van Leo ou Bernard Guillot, Denis Dailleux a rejoint le petit groupe d'auteurs occidentaux qui ont su ouvrir les portes du pays hérité des pharaons. C'est encore à une rencontre que Denis Dailleux doit d'avoir déplacé son regard en Afrique noire au Ghana. Toujours exécutés en moyen format et en couleurs, ses portraits, ses scènes de pêche, de fêtes ou de deuil nous entraînent avec la même sensibilité vers un monde que le tourisme de masse des safaris ignore.

Hervé Le Goff
Denis Dailleux. Ghana we shall meet again. Galerie Camera Obscura. 268, boulevard Raspail, Paris 14e, du 28 octobre au 26 novembre 2016